Programme

Programme (en construction) du Mouvement Citoyens Alternatifs

Nous partageons un certain nombre de valeurs portées par d’autres acteurs sociaux ou politiques telle que  celles exprimées par 4 associations de solidarité dans  les « 15 propositions pour une France solidaire dans le monde en 2017 » .

Mais, nous nous singularisons par l’importance que nous accordons à une prise en compte d’une responsabilité partagée dans les injustices que l’on dénonce quotidiennement. Les propositions ci-dessous sont donc  aussi le résultat d’une certaine philosophie du programme MCA :

Au regard de nos objectifs, c’est un total de vingt propositions que, demain nous préciserons en fonction de nos échanges au sein et en dehors de notre mouvement.

Indignons-nous de nos rapports actuels

1 : Commencer par nous : des changements significatifs, sociaux ou autres que nous voulons ne seront possibles que grâce à notre propre participation.

2 : De meilleurs rapports à l’autre : Ils ne seront possibles qu’avec le concours des diverses couches sociales, des diverses générations, des divers acteurs sociaux et politiques et au prix de rapports plus fraternels.

3 : D’autres rapports avec nos institutions : proposer des fonctionnements de nos institutions associatives, syndicales et politiques, permettant de mieux répondre aux besoins des populations.

4 : Construire une culture de la citoyenneté : donnant goût aux populations au faire et au vivre ensemble dans le respect des sensibilités de chacun.

5 : Lutter contre les inégalités politiques : inciter les différentes catégories de la population à participer à la chose publique afin d’aboutir à une meilleure représentation des différentes couches socio-professionnelles au niveau local et national.

Indignons-nous de l’absence d’humanité dans notre pays 

6 : Le même respect pour tout être humain : permettre l’égalité réelle des droits entre les hommes et les femmes tout au long de leur vie, qu’ils soient autonomes ou non, en bonne santé ou qu’ils aient un handicap, quelque soit leurs origines sociales ou ethniques.

7 : Accueillir les migrants décemment : assurer des voies légales de migration et un accueil décent sur notre territoire. Respecter le droit d’asile, d’abord en mettant fin à l’externalisation des politiques migratoires européennes (renvoi au pays de première entrée prévu dans l’accord de Dublin ou par l’accord UE et la Turquie ).

8 : Assurer des revenus décents à toutes les périodes de la vie grâce à des mesures salariales et sociales et au partage du travail adapté au contexte actuel.

9 : Une fiscalité orientée vers la lutte contre la pauvreté, la précarité et les atteintes à l’environnement. De véritables sanctions pour lutter contre l’évasion fiscale et contre certaines pratiques de bénéficiaires des trusts.

10 : Une harmonisation des mesures sociales fiscales et environnementales en Europe pour mettre un terme aux situations de concurrence entre les salariés des différents pays.

Indignons-nous du mépris de notre environnement

11: Un respect de notre environnement en sortant de la production et de la consommation de charbon en France d’ici 2020, en investissant dans le renouvelable et la formation des salariés du nucléaire pour assurer la transition énergétique. Développer la sobriété énergétique dans les domaines du transport, de l’habitat, de nos importations et exportations alimentaires.

12 : Un soutien à l’agro-écologie paysanne permettant le respect de l’environnement, des revenus des producteurs, et de la santé des consommateurs.

Remarquez que cette préoccupation est partagée mais sans doute pas suffisamment par les décideurs européens :

13 : Un arrêt de tout soutien public aux agrocarburants industriels et un encadrement du développement des agrocarburants de 2ème et 3ème génération.

14 : Atteindre l’équilibre entre le financement de l’adaptation au changement climatique et de son atténuation d’ici 2022 par des financements climat dans les pays en développement.

15 : S’assurer que les financements publics ou privés de luttes contre les dérèglements climatiques n’alimentent pas des politiques d’accaparement des terres.

Indignons-nous de l’oppression des populations des pays du Sud

16 : Construire une politique de prévention des guerres notamment en prenant des mesures de reconversion des salariés de l’industrie de l’armement et en contribuant au niveau international à des relations de paix.

17 : Mettre fin aux activités de l’Europe qui nuisent à l’Afrique ou aux autres pays du Sud. En Refusant les accords de libre échange tels que les APE (accords de partenariat économique) qui ne font que s’opposer à la souveraineté alimentaire et au développement des pays du continent africain.

18 : Des mesures qui engagent la responsabilité juridique sociale et environnementale de nos multinationales au long de leur chaîne d’approvisionnement dans les pays du Sud, complétant la loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre.

19 : Substituer les freins actuels par des accélérateurs au développement : Mettre en place de réelles mesures d’aide aux pays du Sud, une politique d’Aide Publique au Développement qui remplisse réellement sa fonction et qui atteigne les 0,7 % du Revenu National Brut en 2022. Mais aussi une politique de l’Agence Française du Développement qui serve à la réduction de la pauvreté et des inégalités et non aux attentes de retour pour des agents économiques de notre pays dans les pays du Sud.

20 Des mesures de régulation de la finance en mettant en place une taxe sur les transactions financières affectée pour partie à l’adaptation au changement climatique et aux financements des objectifs de développement durable.